Les normes EN ISO pour vêtements de travail expliquées simplement
EN ISO 20471, EN ISO 11612, EN 388, EN ISO 20345 : derrière ces codes se cachent des niveaux de protection précis. Guide de décodage pour les non-initiés.

Les étiquettes des vêtements de travail certifiés sont couvertes de pictogrammes et de codes EN ISO. Pour le non-initié, c'est un langage hermétique. Pourtant, ces normes sont la garantie que le vêtement protège réellement contre les risques annoncés. Voici les principales, expliquées en français.
EN ISO 13688 : la norme socle
C'est la norme de base applicable à tous les vêtements de protection. Elle définit les exigences générales : marquage, tailles, vieillissement, innocuité des matériaux. Aucun vêtement de protection ne peut être certifié sans respecter d'abord la EN ISO 13688. Elle n'est jamais utilisée seule — elle accompagne toujours une norme spécifique.
EN ISO 20471 : haute visibilité
C'est la norme la plus courante sur les chantiers belges. Elle définit trois classes de visibilité selon la surface de matière fluorescente et rétroréfléchissante :
- Classe 1 : 0,14 m² de fluorescent + 0,10 m² de rétroréfléchissant. Niveau minimum, souvent insuffisant pour les chantiers routiers.
- Classe 2 : 0,50 m² + 0,13 m². Le standard pour la plupart des travaux en extérieur.
- Classe 3 : 0,80 m² + 0,20 m². Protection maximale, obligatoire pour les travaux routiers et les zones de trafic intense.
Les bandes rétroréfléchissantes doivent mesurer au minimum 50 mm de large et être placées horizontalement pour assurer une visibilité à 360°. Les couleurs autorisées sont le jaune, l'orange et le rouge fluorescent.
EN ISO 11612 : chaleur et flammes
Cette norme protège contre les risques thermiques : propagation de flamme, chaleur convective, chaleur radiante, contact avec une surface chaude et projections de métal en fusion. Elle s'applique aux soudeurs, fondeurs, pompiers industriels et travailleurs en environnements à risque thermique.
EN 388 : risques mécaniques (gants)
La norme clé pour les gants de protection. Elle évalue quatre critères, chacun noté sur une échelle :
- Abrasion (1-4) : résistance à l'usure par frottement.
- Coupure par lame (1-5) : résistance aux objets tranchants.
- Déchirure (1-4) : résistance à la déchirure du matériau.
- Perforation (1-4) : résistance à la pénétration d'objets pointus.
Depuis la révision de 2016, un test de coupure TDM (ISO 13997) a été ajouté, noté de A à F en newtons, plus un test d'impact optionnel (lettre P).
EN ISO 20345 : chaussures de sécurité
Définit les niveaux de protection des chaussures (voir notre article détaillé sur les codes S1, S2, S3). L'embout résiste à un choc de 200 joules et une compression de 15 kN.
Une norme n'est pas un label marketing. C'est un test réalisé en laboratoire, avec des résultats mesurables et vérifiables. Exigez les certificats.
Comment vérifier la conformité
Chaque EPI certifié doit porter le marquage CE suivi du numéro de l'organisme notifié, et être accompagné d'une notice d'information du fabricant. En cas de doute, demandez le certificat de conformité au fournisseur. Chez GoodWorker, tous nos produits certifiés sont fournis avec les références normatives et les certificats disponibles sur simple demande.




