Couvreurs et charpentiers : sécurité et tenue pour le travail en hauteur
Le travail en hauteur est la première cause de décès sur les chantiers belges. Couvreurs et charpentiers ont besoin d'une tenue adaptée qui ne compromet pas leur sécurité.

Les chutes de hauteur sont la première cause d'accidents mortels sur les chantiers de construction en Belgique. Les couvreurs et les charpentiers travaillent quotidiennement dans des conditions où la moindre erreur peut être fatale. Leur tenue doit être conçue pour ne jamais compromettre leur sécurité — et idéalement la renforcer.
Les risques en toiture et charpente
- Chute de hauteur : le risque principal. Les toitures inclinées, les charpentes en cours de montage et les ouvertures non protégées sont des zones à très haut risque.
- Glissade : les toitures mouillées, givrées ou couvertes de mousse sont extrêmement glissantes.
- Chute d'objets : tuiles, outils, éléments de charpente peuvent tomber sur les travailleurs en contrebas.
- Conditions météo : vent, pluie, soleil — les couvreurs travaillent en exposition totale aux éléments.
- Poussières : fibres d'isolation (laine de verre, laine de roche), poussière de bois pour les charpentiers.
La tenue adaptée
- Pantalon de travail ajusté : ni trop ample (risque d'accrochage), ni trop serré (liberté de mouvement indispensable). Les modèles stretch avec genouillères intégrées sont idéaux pour le travail sur toiture inclinée.
- Veste courte ou gilet : pas de veste longue qui pourrait s'accrocher. Les gilets multipoches ou les vestes courtes avec poches intérieures sont préférables.
- Sous-vêtements techniques : régulation thermique essentielle — le couvreur passe de l'effort intense (montée de matériaux) au statique (pose) sans possibilité de se changer.
- Chaussures de sécurité S3 : adhérence maximale sur surfaces inclinées et glissantes. Les semelles en caoutchouc nitrile avec crampons profonds offrent la meilleure traction. Certains fabricants proposent des modèles « spécial couvreur » avec une semelle conçue pour les toitures.
Le harnais antichute : l'EPI vital
Le harnais antichute (EN 361) est obligatoire quand les protections collectives (garde-corps, filets) ne peuvent pas être mises en place. Points essentiels :
- Ajustement : un harnais mal ajusté peut être aussi dangereux que pas de harnais — les sangles doivent être serrées sans entraver les mouvements.
- Compatibilité vestimentaire : la tenue ne doit pas gêner le port du harnais. Pas de poche dorsale volumineuse, pas de capuche rigide au niveau du point d'ancrage dorsal.
- Inspection quotidienne : vérifier l'état des sangles, des boucles et des points d'ancrage avant chaque utilisation.
Un harnais antichute a une durée de vie limitée (en général 5 à 10 ans selon le fabricant) et doit être mis hors service après une chute, même si aucun dommage n'est visible. Les sangles absorbent l'énergie du choc et ne peuvent plus remplir leur fonction une seconde fois.
Attention aux vêtements qui accrochent
Sur une charpente ou une toiture, les éléments de vêtement qui dépassent sont des dangers :
- Pas de cordons pendants, pas de lacets non serrés.
- Pas de vêtements amples qui pourraient s'accrocher aux clous, aux arêtes de charpente ou aux échafaudages.
- Les outils doivent être attachés au harnais ou à la ceinture, pas dans des poches dont ils peuvent tomber.
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